Le protectorat
français du Laos était le gouvernement fédérant les
différents États peuplés par le peuple Lao,
sur le territoire de l'ancien royaume du Lan Xang et de l'actuel Laos. Composante de l'Indochine française, le
protectorat du Laos donne naissance en 1946 à l'État centralisé du Royaume du Laos, qui
accède ensuite au statut d'État associé de l'Union
française. La France transfère ensuite
progressivement sa souveraineté au Laos avant de reconnaître l'indépendance
pleine et entière du pays à la fin de la guerre
d'Indochine.
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dimanche 12 juillet 2015
Le Protectorat français du Cambodge (1863-1953)
Le Protectorat
français du Cambodge était le régime politique en vigueur au Cambodge à partir de 1863, quand la France (alors
le Second Empire) établit sa protection sur le Royaume,
jusque-là vassal du Siam (Thaïlande). Intégré en 1887 à l'Indochine française lors
de la création de cette dernière, le Cambodge accède en 1946 au statut d'État associé de l'Union française. En novembre 1949, le protectorat est officiellement aboli, mais
le Cambodge demeure largement sous influence française au sein de la Fédération
indochinoise, jusqu'à sa proclamation d'indépendance en 1953, réaffirmée l'année suivante par les accords de Genève.
La Cochinchine (1862-1949)
Le nom de Cochinchine a été employé pour
désigner une colonie française, conquise militairement en 1858, dans la partie
Sud de l'actuel Viêt Nam. Par le traité de Saïgon en 1862, la dynastie
Nguyễn reconnaît la conquête française. La France annexe directement le Sud de
la Cochinchine - nom jusque-là donné à la moitié Sud de
l'actuel Viêt Nam - et s'arroge les terres les plus riches du pays.
Ce n'est que dans les années 1880 que la France conquiert le reste du
territoire Vietnamien, divisé en trois parties et placé en 1887 sous l'autorité
du Gouverneur général de l'Indochine française. La Cochinchine demeure séparée
des deux autres parties du territoire vietnamien, l'Annam et
le Tonkin, qui ont le statut de protectorats ; ce n'est qu'en
1949 qu'elle est réintégrée au reste du Viêt Nam.
L'Inde française (1816-1956)
L'Inde française regroupe différentes possessions coloniales françaises côtières en Inde entre 1668 et 1954. À partir de1816, elles portent le nom d'Établissements
français dans l'Inde et incluent Pondichéry, Karikal et Yanaon sur la côte de Coromandel, Mahé sur la côte de Malabar et Chandernagor au Bengale. Le premier comptoir est installé à Surate en
1668 par la Compagnie française des
Indes orientales, puis
c'est le tour de Pondichéry en 1673, de Chandernagor en 1686, de Mahé en 1721,
de Yanaon en 1725 et de Karikal en 1739, constitués en districts d'un même
territoire, auxquels s'ajoutent les comptoirs (ou loges) de Balasore, Cassimbazar, Yougdia, Dacca, Patna, Masulipatam, Calicut et Surate. Chandernagor est rendue à
l'Inde dès 1949, le reste devenant indien en 1954.
Le Protectorat français du Tonkin (1884-1948)
Le Protectorat du Tonkin était un territoire placé sous protection de
la France. Le traité de Hué, signé en 1884, établit au Tonkin -
région correspondant au Nord de l'actuel Viêt Nam - une autorité
politique distincte de celle exercée au protectorat d'Annam : le
territoire vietnamien qui, après la conquête de la Cochinchine, demeurait
sous l'autorité de la dynastie Nguyễn, est désormais divisé en deux.
Officiellement toujours sous l'autorité monarchique de l'empereur d'Annam, le
Tonkin est rapidement, dans les faits, géré comme une colonie, le
résident-général disposant de tous les pouvoirs. En 1887, le Tonkin est,
comme l'Annam et la Cochinchine, placé sous l'autorité du gouverneur général de
l'Indochine française, qui siège à Hanoï. Le Tonkin était appelé en
Vietnamien Bac Ky (« Pays du Nord »), ou Bac Bo (« région du Nord »).
Le Protectorat français d'Annam (1884-1948)
Le
Protectorat d'Annam, situé au Centre de l'actuel Viêt
Nam, était un territoire placé sous protection de la France. Le traité
de Hué, signé en 1884, place l'Annam sous l'administration indirecte de la
France, tandis que le Tonkin (Nord) est mis sous un régime de
protectorat distinct. Le territoire vietnamien qui, après l'annexion de la Cochinchine,
demeurait sous l'autorité de la dynastie Nguyễn, est désormais divisé en
deux. Le nom d'Annam, utilisé jusque-là en Occident pour désigner le
Viêt Nam dans son ensemble en reprenant l'appellation utilisée par les Chinois,
est désormais employée pour désigner uniquement le centre du pays.
En 1887,
l'Annam est, comme le Tonkin et la Cochinchine, placé sous l'autorité du
gouverneur général de l'Indochine française, qui siège à Hanoï, tandis que
la cour de l'empereur d'Annam, qui demeure officiellement le souverain de
l'Annam et du Tonkin, se trouve à Hué. L'Annam était appelé en
Vietnamien Trung Ky (« pays du Centre »), les
nationalistes vietnamiens préférant l'appellation Trung Bo (« région
du Centre »).
En 1948,
l'Annam est réunifié avec le Tonkin au sein du Gouvernement central
provisoire du Viêt Nam. La Cochinchine rejoint les deux autres territoires
l'année suivante et l'État du Viêt Nam est proclamé.
Le Protectorat français d'Annam (1884-1948)
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